IV - A la lumière des informations recueillies ... Compte-rendu des recherches

IV – A la lumière des informations recueillies…

Compte-rendu des recherches



1- Caractéristiques de la danse :



Pas et tenue :


En bas-léon, il est attesté, et logique, que le pas de la gavotte se rattachait au pas commun des gavottes. Comme nous l'exprime Alain Salou, toute gavotte se danse sur un cycle de 8 temps, comportant au moins une subdivision et une surrection.

Il n'a pas été possible d'élucider précisément la question de la tenue des mains :

  • La première fiche technique éditée par Kendal'ch nous indique une tenue des mains par le petit doigt.

  • La seconde fiche technique parle précisément de la gavotte mode de Plouarzel, faisant partie de la zone mode de bras avant ( il y aurait eu deux zones en Bas-Léon, l'une bras avant, l'autre bras arrière ).


Les bras sont décrits comme devant être souples, ballants, légèrement écartés du corps ( 1ère fiche ) ou près du corps mais pas collés ( 2nde ). Leur mouvement est régulier, et "tonique".

( Cf fiches techniques éditées par Kendalch, en annexes 2 et 3 ).


Forme de la danse :


Ces informations se basent sur l'entretien avec JM Guilcher et son ouvrage “Tradition populaire de danse en Basse-Bretagne”. Les autres informateurs se réfèrent tous à son étude.


Jean-Michel Guilcher nous fait remarquer le curieux fait de la forme des gavottes en Bas-Léon. Il nous explique que ce pays rassemble les différentes formes de danse que l'on connaît en Bretagne, à savoir la ronde, la chaîne, et le couple ; cela correspond aussi aux différentes évolutions de la danse : de la plus archaïque, la ronde, en allant jusqu'à la plus moderne, le cortège de couples.

 

Tout le monde s'accorde à reconnaître ce fait : on dansait la gavotte sous toutes ces formes. Certains ont délimité les formes de danse à des endroits bien précis géographiquement ( c'est ce qui donnera la notion de "modes", voir ci-dessous ), mais J.M Guilcher, lui, nous explique que la forme fondamentale de la gavotte était la ronde, à l'exception de la commune de Landéda et des alentours.


J.M Guilcher distingue trois zones: la zone côtière, l'intérieur des terres, et l'intermédiaire.

  • Sur la côte ( d'une zone allant du Conquet à Plouguerneau ), si la ronde était la forme fondamentale, elle évoluait parfois en chaîne, puis en couple.

  • La zone intermédiaire connaissait également la chaîne, en gardant la ronde comme forme fondamentale.

  • Et enfin, à l'intérieur des terres, on dansait la gavotte en ronde.


Pour ce qui est des endroits où l'on danse la gavotte en chaîne, bien souvent, on la termine en ronde. Elle a également pu commencer en ronde et être scindée par la suite. J.M Guilcher, dans son livre, rapporte qu'à Saint-Renan la chaîne se termine par une danseuse et non un danseur : ce qui montre que la danse était ainsi faite pour pouvoir se refermer.


La gavotte par couple commençait, elle aussi, bien souvent par une ronde, qui se fragmentait par la suite. Les couples fonctionnaient de deux manières :

  • soit ils tournaient autour de la place dans un trajet circulaire fermé

  • soit ils suivaient un couple meneur pour un tour du bourg en cortège.

J.M Guilcher nous parle par exemple de la ville de Locmaria Plouzané où le cortège prenait une véritable allure de promenade.


Aujourd'hui, la gavotte en cortège de couples a pris, pour tous, tant les moniteurs que les danseurs, l'appellation de gavotte de Lannilis.

J.M Guilcher ne réfute pas ce terme mais le considère réducteur dans le sens où la zone où l'on dansait la gavotte par couple était beaucoup plus vaste puisque qu'elle correspondait à toute la zone côtière.

Néanmoins, il explique que, dans la commune de Landéda ( voisine de Lannilis ), lors de ses recherches, tous les hommes nés après 1900 ne connaissaient de la gavotte que la forme en cortège.


Structure de la danse :

Pour ce qui est de la structure de la danse, tout le monde ne lui reconnaît qu'une seule partie, donc pas de présence de bal, ou de suite tripartite, comme cela se trouve dans les autres pays de gavotte.

J.M Guilcher nous dit qu'il n'y a pas d'explication possible, puisqu'il faudrait remonter dans le temps pour avoir une documentation fiable.


Le style :

Il y a manifestement aujourd'hui deux avis sur la question du style :

  Erwan Tanguy nous parle d'un style de danse "ancré dans le sol", lent, et peu démonstratif. La fiche technique de Kendal'ch nous apprend que le corps doit être "ancré dans la terre", et que la danse est une " marche régulière ".

C'est un peu ce que tous les danseurs ont à l'esprit aujourd'hui, et c'est ce style presque austère qui est dansé.

D'ailleurs on le constate également dans les autres danses du léon, tant dans la danse Léon que dans la danse Sizune, qui sont elles aussi dansées dansées très lentement et "noblement" aujourd'hui.

Erwan Tanguy considère que certains cercles celtiques dénaturent aujourd'hui ce style, en dansant beaucoup plus rapidement. Il estime que des caractéristiques, comme le buste penché, sont trop accentuées. Etant donné que les femmes portaient un long châle, il leur était impossible de se baisser autant que certaines danseuses de cercles celtiques le font aujourd'hui.



 Alain Salou considère lui que la gavotte était vive et allante, différente en somme de l'image qu'on veut lui donner aujourd'hui.

Pour lui les broderies et gestes doivent être voyants.

Il réfute la théorie du châle qui empêcherait de se baisser car le châle n'arriverait qu'en 1872 ( à Saint Pol, puis Lesneven, puis St-Renan ) après que la gavotte ait déjà commencé à disparaître !


Il est à noter qu'Anne-Marie Le Goaster nous démontre un style très allant ( qu'elle localise au Conquet ) et très appuyé dans le sol.



Les "modes" de gavotte en bas-léon :


On appelle mode une forme appartenant à une certaine danse, mais présentant, dans un espace géographiquement défini, des variantes, ou des différences avec les autres formes de la même danse.


Signalons que toutes les personnes rencontrées n'ont pas le même avis sur le nombre, ou la nature de ces modes, ou même sur la véracité de leur existence.


La plupart des spécialistes de la danse rencontrés mentionnent deux modes principales, à savoir celle de Plouarzel, et celle du Conquet. Cependant, ils citent également l'existence d'autres modes mineures.

Les danseurs interrogés connaissent également ces deux modes ; ces noms sont couramment employés.

En effet, on enseigne aujourd'hui ces deux formes de danse comme deux gavottes du bas-léon différentes. Le terme "mode de Plouarzel" a notamment été employé lorsque Kendalc'h publie en 1992 sa fiche technique de danse de concours sur la gavotte de Plouarzel.


 

Mode de Plouarzel : 

La gavotte du Bas-Léon mode de Plouarzel est celle dansée aujourd'hui habituellement en fest-noz quand on parle de "gavotte du bas-léon".

Erwan Tanguy nous explique que c'est la seule forme de gavotte dont il se souvenait. Elle a ensuite été nommée " Gavotte de Plouarzel " lorsque la fédération a codifié la danse et que celle-ci a fait l'objet de concours.

Il dit regretter ce raccourci.

Alain Salou, lui, pense que cette mode de Plouarzel ne serait qu'une variante mal interprétée de celle du Conquet ( qui se trouverait donc être la principale ).



Mode du Conquet : 

Elle ne différerait presque pas de celle de Plouarzel.

Erwan Tanguy explique la différence du pas, précisé depuis la toute première fiche technique éditée par Kendalc'h. ( voir les fiches techniques en annexe 2 et 3 ).


Le pas change au niveau de la subdivision ( nuance aux temps 3 - 4 de la danse ).

Alain Salou considère que le style "penché" que l'on applique aujourd'hui à la gavotte du Bas-Léon n'aurait existé qu'au Conquet, pratiqué surtout par les marins.

La danse serait ensuite devenue dévergondée à cause de ce baissé dit "cul nu" aux temps 7 - 8.

Edouard Héliès considère que la mode du Conquet a été déformée par les cercles celtiques par rapport à ce qui avait été constaté. Cependant les fédérations de danse n'ont pas relevé l'erreur, même si elles en étaient conscientes.




Mode de Saint-Renan : 

Ronan Autret nous explique qu'à Saint-Renan la gavotte pouvait se danser en ronde mais aussi en chaîne.

J.M Guilcher, lui, considère Saint-Renan comme l'intérieur des terres, où l'on ne connaît que la ronde.

Alain Salou explique que les collectages effectués à Saint-Renan ont souvent eu lieu à la maison de retraite. Les personnes y résidant n'étaient pas forcément originaires de cette commune. Il démontre donc qu'une danse collectée ou recueillie dans un endroit, en l'occurence Saint-Renan, n'était peut être pas issue de ce lieu.

 


Ronan Autret émet une hypothèse : Saint-Renan était autrefois une ville importante dans la région. Les habitants ont peut-être voulu se distinguer en dansant différemment, notamment dans un tempo plus rapide.

Alain Salou nous mentionne la présence de danses-jeux à Saint-Renan ; jeux qui pouvaient consister en tournées ou en pas alternant pied gauche - pied droit sur 8 temps.


Aujourd'hui, on danse communément ce qu'on appelle la "gavotte de Saint-Renan". Le pas diffère en ce sens qu'il présente un skolpad ( talonné ).




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Edouard Héliès se souvient avoir collecté cette mode à Milizac, dansée par un ancien facteur de 90 ans. Il précise cependant qu'elle a évoluée puisqu'à cette époque le skolpad n'était pas aussi prononcé qu'aujourd'hui.

Jean-Luc Kérébel et Anne-Marie Le Goaster, eux, ne se souviennent absolument pas avoir vu cette danse, que ce soit à Saint-Renan ou ailleurs en Bas-Léon.



Mode de Lannilis : 

Aujourd'hui, on danse la "gavotte de Lannilis". De part son nom, elle est devenue danse à part entière. Elle se danse en cortège de couple, le pas étant commun aux autres gavottes du Bas-Léon.

Ronan Autret nous dit qu'elle aurait été constatée dans les années 1920 à Lannilis après la guerre.

Erwan Tanguy voit deux origines possibles à ce terme de “gavotte de Lannilis” :

  • soit le nom vient réellement de la gavotte dansée par couple dans la commune de Lannilis

  • soit le Cercle Celtique de Lannilis dansait la gavotte bigoudène, ensuite nommée gavotte de Lannilis.


D'autres modes de gavotte en Bas-Léon ont pu également être citées. Celle de Ploumoguer, où les bras n'auraient été balancés que sur quatre temps au lieu des 8 habituels. Celle de Trézien dans laquelle on trouverait un piqué au temps 4.


J.M Guilcher estime lui que la notion même de "mode" de gavotte pour le Bas-Léon est incorrecte, puisque la réalité était bien différente et plus complexe que cela ; il n'admet pas qu'on parle d'un nombre de modes ou de variantes.




Parenté avec d'autres danses traditionnelles bretonnes


La parenté de la gavotte du Bas-Léon mode de Lannilis, ( la gavotte de toute la zone côtière pour J.M Guilcher, rappelons-le ) avec la gavotte bigoudène est constatée par un certain nombre de personnes ; Ronan Autret, Alain Salou, et J.M Guilcher le premier la mentionnent.


Le pays bigouden et le bas-léon ont alors été les deux principaux endroits de Bretagne où l'on pouvait danser la gavotte par couple.

De plus, la structure de la danse ( une phrase avancée, une phrase avec la broderie ) est sensiblement la même que celle de la gavotte en pays bigouden.


J.M Guilcher nous explique qu'il s'agit là d'un fait curieux puisque les deux pays n'ont pas, a priori, de lien géographique. Dès lors, on entre dans le domaine de l'hypothèse.

 

Ronan Autret fait un rapprochement avec l'an dro vannetais, évoluant en Kas-Abarh. En effet, cette zone du Bas-Léon ( la région côtière, où la zone Landéda-Lannilis, selon les avis ) a connu également cette évolution de la danse en ronde au cortège de couple.


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2 – Caractéristiques du répertoire musical



Instrumentation


Pour beaucoup d'informateurs, il semble que la gavotte du Bas-Léon ait été presque exclusivement chantée.

Si tout le monde l'affirme, J.M Guilcher, lui, nous explique qu'elle n'était pas fondamentalement chantée ; elle ne l'était que par défaut. Il insiste sur le fait que la population pauvre n'avait pas les moyens de se payer les services de musiciens.

Lors de grandes occasions, une noce par exemple, la danse pouvait être jouée.


Selon ses informations, le violon était un instrument répandu, avant le couple de sonneurs bombarde-biniou.

Curieusement, il semble qu'on pouvait trouver de la vielle, qui se trouvait être un instrument "coté". J.M Guilcher me chante notamment une chanson de son arrière-grand-mère, sa "première informatrice du coin" dit-il, où il est question d'un joueur de vielle.


Erwan Tanguy donne une explication au fait que les instruments aient été plutôt rares en Bas-Léon ; selon lui la musique instrumentale se développe au moment où la gavotte tombe en désuétude.

Les musiciens se seraient alors consacrés aux danses en vogue.



Caractéristiques du chant


Le chant accompagnant la gavotte du bas-léon présentait plusieurs caractéristiques.


Tout d'abord au niveau de la formation, on trouvait "de tout" : soliste auquel le choeur répond, deux solistes, deux choeurs se répondant... Dans tous les cas les chanteurs sont dans la ronde et chantent en dansant.


Il semble que le tuilage entre les chanteurs n'était pas pratiqué.


René Jézequel a collecté une grande quantité de chants - à danser ou non - dans la région de Plouarzel, dont un certain nombre qu'il a noté comme gavotte du Bas-Léon. Signalons qu'on trouve des chants en breton et en français, bien qu'il y en ait une majorité en breton. ( La fiche technique de Kendal'ch nous dit que les chants en français sont “sans aucun intérêt").


J.M Guilcher remarque que souvent, les airs chantés ne correspondaient pas à la structure de la danse, mais que cela n'empêchait pas de danser.( un peu comme en pays pagan).






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Thèmes utilisés


J.M Guilcher explique que les thèmes utilisés étaient très peu nombreux, et surtout n'étaient pas caractéristiques de cette danse. On se servait en effet de mélodies qui circulaient partout en Bretagne, auquels on adaptait diverses paroles.

Il considère que la danse était l'élément principal du divertissement, le chant n'étant que secondaire.


Néanmoins on considère aujourd'hui que certains thèmes sont propres à la gavotte du bas-léon. C'est ce qui ressort également des collectages des années 70 où les personnes chantent pour la plupart les mêmes thèmes.


Ronan Autret nous explique, comme précisé dans la 2nde fiche technique de Kendal'ch, que le chant était nettement influencé par celui du pays pagan. Cela peut expliquer le fait que l'on retrouve des thèmes communs aux deux pays.


Ronan Autret et Erwan Tanguy nous parlent des marchands de feuilles volantes musicales. Ils les vendaient sur les grands marchés, comme celui de Lesneven ou de Saint-Renan. Pour quelque sous, on pouvait repartir avec son chant, et c'est ainsi qu'un thème s'exportait ( ou inversement pouvait être importé ) ; cela expliquerait les correspondances entre des thèmes de différents terroirs.




3 – Des avis sur une pratique traditionnelle en mutation :



Subsistance et disparition



En Bretagne, la pratique traditionnelle a décliné puis disparu.

En effet, comme nous l'explique J.M Guilcher, cette pratique était intimement liée à l'ancienne société, précisément la société paysanne.

La société ayant considérablement évolué au cours du 20ème siècle, ses moeurs, y compris au niveau de la danse ( donc de la musique ) ont également évolué.

Les personnes rencontrées nous ont expliqué que en Bas-Léon, comme partout ailleurs en Bretagne, cette évolution a conduit à une disparition progressive.


Pour J.M Guilcher, la pratique traditionnelle a réellement disparu dans les années 1930, tandis que Alain Salou situe cette disparition beaucoup plus tôt dans les années 1870.

Erwan Tanguy nous explique qu'il considère avoir vu les derniers danseurs traditionnels en Bas-Léon en 1976, lors d'une veillée organisée par les frères Hall, à Saint-Renan.

Losqu'on constate la différence entre ces dates, on remarque qu'il est nécessaire de préciser ce qu'on entend par les termes “ disparition”, “tradition” et “fin de la société traditionnelle.




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Alain Salou considère que la pratique traditionnelle a disparu beaucoup plus tôt en Bas-Léon qu'ailleurs, cette idée étant partagée par un certain nombre de personnes.



J.M Guilcher explique qu'elle était peut-être en déclin plus tôt qu'ailleurs, mais qu'elle n'a pas forcément disparu complètement plus tôt qu'ailleurs.

Il nous dit même qu'il y a constaté des points tardifs de subsistance de la danse, à des endroits précis, et pour des occasions précises.

Les municipalités organisaient par exemple des pardons lors desquels étaient organisés des concours de gavotte ( c'était le cas à Lanildut, Locmaria-Plouzané, ... ). Il nous explique que bien souvent, la raison était touristique, ou bien cela permettait de faire plaisir aux anciens de la commune.

La plupart du temps, seules deux ou trois personnes prenaient part à ces concours. Néanmoins, cela a pu permettre des subsistances locales de la pratique traditionnelle, parfois jusqu'à 1945.

Il nous signale le cas de la commune de Locmaria-Plouzané, avec son pardon où il a vu danser un grand nombre de personnes.


 La principale raison de cette disparition mentionnée par les personnes rencontrées est l'influence de l'Eglise.

Erwan Tanguy nous explique que la danse était mal vue par l'Eglise, presque condamnée.


Il effectue la comparaison avec le pays pagan voisin, où l'influence de l'Eglise était moindre ( pays païen ), et où la pratique traditionnelle a subsisté beaucoup plus longtemps.


Alain Salou donne un autre élément ayant favorisé le déclin de la gavotte en Bas-Léon : il pense que le moment où celle ci a commencé à tomber en désuétude correspond également au moment qui a vu l'apparition de nouvelles danses comme la danse léon ou le laridé ; cela a pu favoriser "l'oubli" de la gavotte.




Evolution


Toutes les personnes rencontrées ont parlé de l'évolution de la danse et de la musique après leurs collectages.

Chacun a un avis sur l'évolution qu'a subie la pratique traditionnelle de la gavotte du bas-léon avec le temps et sur la façon dont elle est pratiquée aujourd'hui.


Edouard Héliès, ayant recueilli une forme de gavotte à Plouarzel, nous dit que les deux fédération de danse ont popularisé un pas de danse erroné, apparemment en toute connaissance de cause.


Erwan Tanguy nous parle de l'accueil du répertoire du Bas-Léon par le public dans les années 75, alors qu'il tentait de le populariser.



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Il raconte que bien souvent il lui fallait apprendre la danse aux danseurs avant de la chanter. Les danseurs sifflaient ou dansaient autre chose pendant ce répertoire !

Il considère qu'aujourd'hui encore, ce n'est pas un répertoire populaire apprécié des danseurs.

De plus, pour lui certains cercles et danseurs actuels sont trop démonstratifs aujourd'hui. Ils dansent une gavotte du bas-léon trop stylisée et lisse, parfois trop exagérée.

Il considère que la danse traditionnelle doit respecter ce que chacun peut, ce que chacun est. Il y a donc autant de styles de danses que de danseurs.


 

Alain Salou, lui, fait immédiatement la distinction entre la tradition et le revivalisme, autant qu'entre la pratique traditionnelle et le spectacle. 


Il tient par contre, avec son ensemble de danse, à utiliser les airs exacts sur lequels les danses ont été recueillies. Ainsi, certaines danses sont directement chantées par les danseurs car les caractéristiques étaient impossible à rendre aux instruments.


Edouard Héliès explique l'importance d'avoir plusieurs avis dans un débat comme celui d'évolution de la pratique traditionnelle. Certains étant "conservateurs" et d'autres voulant évoluer.

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